Pour sa 19ème édition, le Festival Paroles et Musiques de Saint-Étienne avait convié pendant cinq jours la fine fleur de la scène hexagonale, artistes confirmés ou talents émergents, avec parmi les têtes d’affiches, M, Olivia Ruiz, Diam’s et De Palmas. Nous avons assisté au concert de Yodelice et de Renan Luce, mais comme la vocation de ce blog est de partager des coups de cœur, c’est de la carte blanche à La Limace (L’Association LIgérienne de Musiques ACtuElles), dont nous avons choisi de vous parler. Une des attributions de La Limace, à laquelle la Ville de Saint-Étienne a confié la gestion du Fil, est de contribuer à l’émergence d’artistes ligériens, l’occasion pour My dad is a librarian de faire un zoom sur Brixton, Bach in the days et Alec.
Comme son nom ne l’indique pas, le groupe Brixton vient de Montbrison dans la Loire. Il est donc bien plus probable d’y croiser les membres du groupe que dans la capitale anglaise. Tout comme, il est plus probable de rencontrer à Londres les musiciens du groupe Saint Etienne (c’est bon, vous suivez toujours ?). Ceci précisé, avoir pris le nom de la célèbre salle de concert londonienne est un choix de bon sens. Convenons qu’il aurait été étonnant pour ce groupe de se baptiser « Camping du Surizet » ou « Cinéma Rex ». Il n’y a donc aussi aucun hasard à ce que les influences de Brixton viennent d’outre-Manche. Le groupe délivre une pop enjouée, qui nous transporte dès les premiers accords dans un pub à Piccadilly. Pendant une happy half hour, les musiciens nous ont servi à volonté leurs tubes, car Marie, Sylvain, Mathieu et Xavier ont un réel talent pour composer des mélodies qui font mouche. Pour vous en convaincre, écoutez Two for the show et My favourite nightmare sur leur page Myspace. Seul bémol à ce concert…
…la buvette ne proposait pas de fish ‘n’ chips !
Changement de décor, changement d’ambiance. Direction Le Magic Mirrors pour découvrir un duo atypique, Bach in the days ! Formé de Willy Amarat (human beat boxer) et de Thomas Fresneau (professeur au conservatoire de Saint-Étienne), ce projet est la rencontre de deux univers prétendument opposés. Prétendument, car ce tandem nous prouve qu’il n’en est rien. Et lorsqu’on entend Willy, alias Rewind, nous expliquer qu’en dépit de leurs origines et de leurs cultures différentes, son partenaire et lui ont voulu s’associer pour démontrer qu’il était possible de faire du rap avec un piano classique, on kiffe ! On kiffe grave même ! Et on se dit que ces gars ont tout compris : faire des différences des complémentarités, transformer les obstacles en tremplins ! Non seulement la morale est belle, mais en plus l’alchimie fonctionne parfaitement.
La météo étant particulièrement maussade, on s’est réjouis de ne pas être alec’stérieur, mais bien à l’abri à L’Éphémère, pour assister au concert d’Alec. Comme Brixton, le quatuor a participé en 2010 aux Bold sessions organisées par Le Fil et était d’ailleurs programmé à ce titre. Alec’oute de leur album « Partir vers l’ouest » sorti en 2008, on pouvait s’attendre à trente minutes intenses. Et effectivement, alec’seption du mid-tempo « A demain », les ligériens ont déployé une débauche d’énergie, qui sert merveilleusement leur répertoire rock racé et frontal.
La vidéo ci-dessous présente des extraits des trois performances scéniques.
Tags: Alec, Bach in the days, Brixton, concert, Saint-Etienne






Mardi 6 juillet 2010 à 14 h 20 min
[...] à la Fête de la musique dans un cadre plus champêtre à Pélussin, l’occasion de revoir Brixton et Les Jupes fendues, et de découvrir Walter, un groupe grenoblois politiquement en’r'agé. [...]