Raise your fist and… Yelle *

Publié par : My dad  /  Catégorie : Y en a de partout

Yelle, cliquez sur l'image pour l'agrandir.

En 2011, la balance commerciale française sera de nouveau déficitaire. Et pourtant, comme Nexter et Dassault, le fleuron de l’electro française a encore sorti l’artillerie lourde. La France est en effet l’autre pays exportateur de « scuds ». Cette tendance porte même un nom : la French touch ! Touché, coulé…

Nous n’avons pas attendu que Yelle nous tombe sur la tête pour succomber. Quelques jours avant d’entamer un nouveau marathon sur le continent américain, le contingent armoricain a calé un tour de chauffe hexagonal dans quelques clubs, dont le Ninkasi Kao à Lyon, l’occasion de jauger le potentiel du trio sur scène. French paradoxalement, la renommée de Yelle est aujourd’hui beaucoup plus importante à l’étranger, la faute peut-être à des singles qui, s’ils ont largement contribué à sa notoriété, ont brouillé les pistes et phallucieusement réduit le groupe à une blague de potaches (« Je veux te voir dans un film pornographique en action avec ta bite », c’était eux !). « C’est de la soupe ! » m’a même dit un jour mon copain Jipé. Nous courrons donc le risque de réduire fallacieusement my dad is a librarian à un blogue de potages. :???:

Des blousons en queer se trémoussent dans la salle, du latex est distribué au bar… Nous avons l’impression d’être à une soirée vintage Casimir ou Chantal Goya, mais c’est bien Yelle (le groupe) qui arrive sur scène. Yelle (la chanteuse) est une enfant de la BAL. Propulsée par le bouche à oreille d’internautes qui ont eu du nez, elle n’a pas loupé le virage planétaire, sans couper pour autant le cordon lombrilical avec sa terre mère, où elle vient régulièrement se ressourcer à l’ombre des dolmens. Cette ambivalence se retrouve dans les compositions du groupe, dont les paroles régressives (« Je suis cucul la praline ! » dit d’elle-même Yelle  :mrgreen: ) sont portées par une pop electro très tendance et progressive.

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Le concert est construit comme un DJ set, où « les morceaux s’enchaînent, l’intensité monte crescendo et la fin est intense ». Telle est du moins l’ambition du groupe, car dans la pratique, on vous l’assure… ça cogne fort d’emblée wink !  « S’éteint le soleil », qui clôture le dernier album, démarre le show sans aucune ombre au tableau ! Yelle tient son public en liesse, comme toutes les diablesses belles et butées :evil: , enchaîne ses sangles de cinglés passées en boucle sur la bande SM. :twisted:

L’artwork de Safari Disco Club est repris sur scène : Grand Marnier et Tepr ont leur tenue de Kad Merad dans Safari, avec des casquettes aux visières translucides surdimensionnées. Yelle, elle, se pavane dans la savane dans son habit de yuoc et sa peau de léopard. Avec ma rhino féroce et mes gazelles Adidas aux pieds, je me fonds dans le décor. Yeeaah ! I raise my fist first and yell « Yelle » !

Consultez notre safari photo :

(*) Titre inspiré par l’album « Raise your fist and yell » d’Alice Cooper.

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Une réponse à “Raise your fist and… Yelle *”

  1. my mum a écrit :

    un très bon article ! my dad est très inspiré !!

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