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Rango Starr, l’étoile du shérif

Publié par : My dad  /  Catégorie : Dans la commode

 

Rango

Hollywood a passé un contrat moral tacite avec la planète : produire des divertissements qui repoussent sans cesse les limites de la technologie, scénarisés sur un mode binaire, (prétendument) universalistes et emplis de bonne conscience. En contrepartie, les spectateurs se déplacent en masse dans les salles, mangent du popcorn et, the cherry on the cake, achètent les produits dérivés. Ceci vaut particulièrement pour le cinéma d’animation, spectacle familial par excellence.

Dans le cas de Rambo… euh de Rangoon… euh de Rango, une partie du public pourrait néanmoins rester sur le bord de la route, dès les premiers kilomètres. Même s’il tire quelques ficelles faciles et emprunte au western de nombreuses mais incontournables ritournelles (comme les scènes de saloon, les duels et le tumbleweed), le film comporte, outre de vastes étendues sablonneuses, de larges champs de créativité. Rango est sans conteste un film d’auteur, qui déjoue la norme et détourne les codes. Le style de Verbinski est plutôt Gore. A l’instar de ses Pirates des Caraïbes, le réalisateur américain fait du cinéma pour enfants… déconseillé aux enfants ! Autrement dit, du cinéma pour les enfants pour les grands ! Ses personnages sont ténébreux ; l’humour est aussi corrosif qu’un authentique chili.

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Toy Story 3 fait le « Buzz »

Publié par : My dad  /  Catégorie : Dans la commode

Toy Story 3

14 juillet, jour de fête nationale en France. Ce ne sont pourtant pas les feux d’artifice qui font le « Buzz », mais les studios Pixar avec la sortie du très attendu Toy Story 3. Onze ans ont passé depuis la dernière apparition sur grand écran de Woody et ses comparses, quinze depuis le premier volet de la série qui amorçait une nouvelle ère dans le dessin animé d’animation. Et pourtant les personnages de Toy Story n’ont pas pris une r…ayure. Il faut dire que, soigneusement rangés dans une malle, il ne sont pas soumis à rude épreuve et se désespèrent d’ailleurs de ne plus être l’objet de toutes les attentions d’Andy. A son propos, Andy est devenu un jeune homme de 17 ans, qui prépare son départ pour l’université, et dont la petite sœur doit récupérer la chambre dans la maison familiale. Dans ce contexte, les jouets, inquiets, se demandent quel sort les attend…

Ce nouveau chapitre, réalisé par Lee Unkrich, est dans la continuité des deux précédents. Il ravira petits et grands enfants. Action et humour alternent avec des instants plus graves, qui font de Toy Story bien plus qu’un simple divertissement, à l’instar de Wall-E et de Là-haut. La scène de l’incinérateur, à la forte intensité dramatique, est magistrale. Le slam mélancolique de Grand Corps Malade, qui prête sa voix dans la version française à un nouveau personnage (Rictus), est aussi un moment fort du film. A quelques semaines de la Biennale de la danse à Lyon, nous tenons aussi à saluer la performance du polyglotte Buzz qui, mal réinitialisé, se lance dans un flamenco endiablé et fait la cour en espagnol. Dans le rôle du « méchant »,  les fins observateurs (et ceux qui lisent les blogs sur Internet ;-) ) reconnaîtront Lotso, l’ours en peluche rose qui apparaît subrepticement dans une séquence du film Là-haut. Lors de l’envol de la maison, on le voit adossé à un mur dans la chambre d’une petite fille.