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Le bonheur est dans le préau

Publié par : My dad  /  Catégorie : Le tiroir du bas

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Il suffit d’un regard dans le regard pour voir que la bouche est bouchée. Ici, chaque jour et chaque nuit, on rejoue les dégoûts du paradis, la casse du siècle. Les seuls billets qu’on trouve sont estampillés Moltonel ou Renova. Pour ceux qui ont les moyens.

Inutile de faire du Destop, la voiture balai est déjà loin. On naît dans la merde, on est dans la merde.

Heureusement, il y a des livres qui délivrent. Pas ceux qu’on force les gosses à lire (on en saigne à l’école). Sur son blog, l’essayiste Natacha Polony parle des jeunes et de l’éducation, mais elle n’y arrive pas. Elle regrette que leurs lectures tournent autour « du seul sujet qui les intéresse, eux-mêmes », mais déplore dans le même billet que « les livres qui leur parlent de l’Homme, de la société, du réel, ils ne les ouvriront jamais ». Étonnant paradoxe, sauf à considérer les jeunes comme étrangers à l’humanité, à la société et au réel. Sa sentence est sentencieuse. Elle leur prête par anthropomorphisme son étroitesse d’esprit (« ja-mais ») ! En fait, tout ce qui n’est pas de la littérature classique ne trouve grâce à ses yeux (j’aimerais savoir si elle applique la même logique à la musique). Elle préconise Daudet pour les grands dadais, méjuge les homotextuels, mais jure ses grands dieux qu’elle ne les considère pas tous comme de sales bédés !

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Alerte, la censure sociale n’est pas en panne, il faut fuir par l’escalier ! Avant leur descente en acné, j’ai préparé pour les têtes à cloque une sélection de coups de cœur, de coups de griffe et de coups de boule. Pas sûr que Natacha Polony l’apprécie… En outre, je n’ai pas mis les gros mots au régime.

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Chronique hétéro sapiens

Publié par : My dad  /  Catégorie : Le tiroir du bas

Le bleu est une couleur chaude

Cet album n’a rien de gay. Les premières pages anticipent le dénouement et dès le début, ça se termine mal ! :-? Forcément, on s’interroge. Quel intérêt peut-il y avoir, dès lors, à prolonger la lecture ? Poursuivre plus loin reviendrait à accepter de s’embarquer avec Jack Dawson à bord du Titanic. Autant rester à quai !

Mais au moment de le refermer, on pense à l’engouement suscité à Angoulême par ce roman graphique (prix du public 2011). Et puis tombe cette déclaration titanesque, ultime déclaration d’un amour absolu, post-scriptum post-mortem, qui ne peut pas laisser de glace : « Tu es l’être de ma vie ». Alors on raccroche. Et on accroche !

La Terre est bleue comme une… clémentine.

Julie Maroh raconte l’histoire de Clémentine, une jeune homo sapiens de 15 ans, à qui une rencontre foudroyante révèle l’attirance pour les femmes. Ou plus précisément pour Une femme, Emma, qui se singularise par ses cheveux bleus. Leurs chemins, comme leurs destins, se croisent sur un trottoir lillois un jeudi d’octobre 1994. L’auteure laisse bien le temps au temps. Ses personnages n’en sont pas au même stade dans leur cheminement personnel. Emma n’est encore qu’une ado que sa révélation plonge dans l’émoi et le « Et moi ? ». Elle s’interroge sur ce qu’elle est et sur ce qu’elle vit. Et on s’interroge avec elle sur ce qui distingue la normalité de l’anormalité. L’apostrophe (les reproches et les insultes d’une de ses meilleures « amies ») et l’espace (d’un moment de doute et de culpabilité).

Plusieurs années passent finalement avant que le couple n’ose affirmer ses sentiments.

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