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Raise your fist and… Yelle *

Publié par : My dad  /  Catégorie : Y en a de partout

Yelle, cliquez sur l'image pour l'agrandir.

En 2011, la balance commerciale française sera de nouveau déficitaire. Et pourtant, comme Nexter et Dassault, le fleuron de l’electro française a encore sorti l’artillerie lourde. La France est en effet l’autre pays exportateur de « scuds ». Cette tendance porte même un nom : la French touch ! Touché, coulé…

Nous n’avons pas attendu que Yelle nous tombe sur la tête pour succomber. Quelques jours avant d’entamer un nouveau marathon sur le continent américain, le contingent armoricain a calé un tour de chauffe hexagonal dans quelques clubs, dont le Ninkasi Kao à Lyon, l’occasion de jauger le potentiel du trio sur scène. French paradoxalement, la renommée de Yelle est aujourd’hui beaucoup plus importante à l’étranger, la faute peut-être à des singles qui, s’ils ont largement contribué à sa notoriété, ont brouillé les pistes et phallucieusement réduit le groupe à une blague de potaches (« Je veux te voir dans un film pornographique en action avec ta bite », c’était eux !). « C’est de la soupe ! » m’a même dit un jour mon copain Jipé. Nous courrons donc le risque de réduire fallacieusement my dad is a librarian à un blogue de potages. :???:

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L.A. Guns, branché sur 220 colts !

Publié par : My dad  /  Catégorie : Y en a de partout

L.A. Guns au Ninkasi Kao, PAN !!! Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Ça fait des plomb(e)s que les gâchettes angelines n’avaient pas traîné leurs dégaines en France. A Lyon, de mémoire de hard rocker, la venue de L.A. Guns est même une première en bientôt 30 années de carrière ! L’odeur de la poudre commençait à faire cruellement défaut aux plus accros, en manque de leurs héros. C’est donc dans un Ninkasi Kao bien chargé que les L.A. Guns se sont exécutés.

Le groupe s’est formé au début des années 80 autour de Tracii Guns (guitare) et Axl Rose (vocaux), avant que les deux comparses ne fondent un nouvel alliage : Guns N’Roses ! Tracii Guns, l’homme qui se tire plus vite que son ombre, finit par quitter le groupe avant l’enregistrement du multi-platine « Appetite for destruction » (plus de 30 millions d’exemplaires vendus !) pour reformer L.A. Guns, cette fois avec Phil Lewis au chant.

Aujourd’hui, vouloir suivre le groupe en tournée relèverait vite du casse-tête (traduit de l’anglais headbang ! :D ) pour le fan ultime, puisqu’il n’existe non pas un, mais deux L.A. Guns ! Tracii Guns et Phil Lewis ont effet décidé de se séparer, mais chacun revendiquant la propriété et l’utilisation du nom, il n’est pas rare que L.A. Guns se produise au même moment en deux endroits différents. :shock:

L.A. Guns au Ninkasi Kao, cliquez sur l'image pour l'agrandir.

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Voyages pendulaires

Publié par : My dad  /  Catégorie : Sous le tapis

Voyages pendulaires, des Roms au cœur de l'Europe

Pour que la mémoire rom reste une mémoire vive !

Lorsque le Centre d’Histoire de la Résistance et de la déportation a inauguré l’exposition « Voyages pendulaires, des Roms au cœur de l’Europe » le 16 juin dernier, les différents acteurs de ce projet ne s’attendaient certainement pas à être si rapidement rattrapés par l’actualité. On peut supposer qu’ils s’en seraient d’ailleurs bien passés, tant les tensions estivales en France n’ont fait qu’étayer ce dont il est question dans le périple du photographe Bruno Amsellem. Ce malheureux concours de circonstances a au moins eu un grand mérite : apporter sur le sujet un regard raisonné et distancié, en dissonance avec le tumulte médiatique et les contrevérités politiciennes entendues cet été.

Ici, point de démagogie. L’objectif du photographe se double de l’objectivité du sociologue, de l’anthropologue et de l’ethnologue (Jean-Pierre Liégeois, Thomas Ott et Benjamin Vanderlick ouvrent tour à tour des perspectives liées à leur champ de recherches respectif dans une vidéo essentielle à la visite). Enfin, la journaliste Sophie Landrin revient sur le démantèlement d’un bidonville de la région lyonnaise, qu’elle a couvert en 2007 aux côtés de Bruno Amsellem, et qui est à l’origine du projet photographique Voyages pendulaires.

Les voyages pendulaires, ce sont les allers-retours entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest, que sont contraintes d’effectuer des populations en quête de travail et de conditions de vie décentes. Ces migrations sont vues ici à travers l’itinéraire de deux familles roms, que Bruno Amsellem et Sophie Landrin ont suivies pendant plusieurs mois entre la région lyonnaise et le Bihor roumain. L’exposition témoigne de l’extrême précarité de ces personnes qui, aux antipodes du mythe du nomadisme, sont en fait des paysans sédentaires que la disparition des fermes collectives (avec la fin du régime de Ceauşescu) a plongé dans le dénuement absolu : « Partir chercher là-bas le peu d’argent qui nous permettra d’exister socialement ici, telle est l’implacable logique et destin de ces familles, invariablement perçues comme des étrangers tout à la fois suspects et fascinants, où qu’elles se trouvent » (voir le dossier de presse, p. 3).

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