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Strip-tease intégral de Ben

Publié par : My dad  /  Catégorie : Sous le tapis

Strip-tease intégral de Ben, cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Cet article sera très laconique, car nous sommes dégoûtés, anéantis. Juste pour vous annoncer vite fait que le blog mydadisalibrarian.fr devrait s’arrêter aujourd’hui… en même temps que la rétrospective consacrée à Ben au MAC de Lyon. Comment pourrait-il en être autrement ? Pendant quatre mois, la ville de Lyon a baigné dans l’univers de Benjamin Vautier. Ben était partout, dans la rue, dans le métro, dans les bibliothèques, dans les cafés, à la gare, à la fac, dans les esprits, stimulant et nourrissant la réflexion, nous interrogeant sur la quintessence de l’Art, la forme, la norme, l’objet, l’abject, le sens, l’unique, l’interdit, l’inertie, l’ineptie, le mal, les mots, l’égo, la mort, l’amour, l’humour, le banal, l’anal, la beauté, les cageots… Pendant quatre mois, nous nous sommes totalement immergés. Nous avons fait corps, allant jusqu’à nous nourrir midi et soir de cacahuètes Benenuts et de riz Uncle Ben’s. Le matin au petit déjeuner, nous buvions du Benco en écoutant Bénabar. Nous avons appris toutes les répliques de Ben-Hur.

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Cités végétales

Publié par : My dad  /  Catégorie : Sous le tapis

Cités végétales

Les Cités végétales de Luc Schuiten sont des écrins de chlorophylle, où monter sur le toit d’un bâtiment, c’est être dans la canopée. Elles évoquent un retour à un état originel, juste et rationnel, dans lequel l’homme est en symbiose avec son environnement. On pourrait penser, en lisant ces lignes, que ses dessins représentent des univers pré-industriels ou préservés des affres de la civilisation moderne, pourtant c’est au cœur de l’espace urbain en l’An… 10000 que l’artiste nous transporte. Regrettant la vision à court-terme (« de la durée d’un mandat ») des décideurs, Luc Schuiten revendique se projeter dans plusieurs siècles, voire millénaires. Il concède un brin d’exagération, mais précise en souriant que c’est « pour mieux marquer les esprits ». A ce propos, dans la préface du livre « Vers une cité végétale »*, Pierre Loze souligne un paradoxe : « Tel qui se rit d’anticipations si lointaines et improbables – mille ans, dix mille ans, est-ce vraiment sérieux ? – accepte et fait entièrement confiance aux enfouissements souterrains pour deux cent mille ans, que nous prépare la science nucléaire. » A méditer.

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Fête de la musique

Publié par : My dad  /  Catégorie : Y en a de partout

Fête de la musique 2010

21 juin, on vous prend par la main pour vous emmener à (roulements de tambour)… la Fête de la Musique ! Bon c’est vrai, rien de très étonnant. Il y a pourtant bien une touche d’originalité dans notre proposition, puisque c’est à la Fête de la Musique libre à Lyon que nous vous convions, une manifestation à l’initiative de la MJC du Vieux Lyon et d’Artischaud, une association visant à informer le public sur l’émergence de l’art libre, c’est-à-dire des œuvres sous des licences inspirées de celles des logiciels libres.

Artischaud

Logiciels libres, art libre, musique libre… Aujourd’hui, ce qui est vertueux doit se parer de qualificatifs pour se démarquer de ce qui est devenu à mauvais escient la norme. Ainsi, la musique libre est à considérer comme une alternative à la musique sans qualificatif, celle des majors, de la SACEM, de la GDN et de l’HADOPI. En fait, un produit. La perversion de ce système est telle qu’il a été jusqu’à pervertir la langue elle-même et l’usage que l’on fait des mots. Alors pourquoi ne pas appeler un chat un chat ? Un simple glissement lexical donnerait d’ailleurs une toute autre perspective sur la question, en opposant la musique libre que l’on appellerait musique (tout naturellement) à la musique esclave par exemple. Ce raisonnement vaut aussi en agriculture où c’est le mode de production pratiqué depuis des millénaires dans le respect de l’homme et de son environnement que l’on qualifie de « biologique » (un terme inapproprié qui véhicule une image péjorative), alors que c’est plutôt l’agriculture conventionnelle qu’il conviendrait d’appeler « agriculture chimique ». Il y a donc une bataille – totalement pacifique – des mots à mener. Qui pourrait se targuer d’écouter de la musique esclave avec un logiciel privateur tout en mangeant une pomme issue de l’agriculture chimique ? Une image pas franchement glamour, il faut bien le dire !

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