Sites utilesNetvibesFlux RSSSites utiles


Bern ist überall

Publié par : My dad  /  Catégorie : La pile sur la commode

Bern ist überall (cliquez sur l'image pour connaître les prochains rendez-vous)

13 février 2011. Il aura fallu un référendum pour que l’on découvre que nos voisins helvètes étaient armés jusqu’aux dents ! :shock: Que leur légendaire neutralité n’était en rien l’expression d’un pacifisme, totalement fantasmé. Pour nous, la Suisse c’était Heidi et nous découvrons subitement que c’est plutôt Heido Heida ! Un vrai choc ! Un mythe qui s’écroule. :cry: ;-)

Aussi, lorsque la romancière valaisanne Noëlle Revaz, en résidence d’auteur à Saint-Étienne, convie quatre jours plus tard trois de ses compatriotes – Antoine Jaccoud, Michael Stauffer et Christian Brantschen (les 3 Suisses en personne !) – à un concert lecture « Bern ist überall » au Fil, je dois concéder une forte appréhension à me rendre à cette veillée… que je craignais d’armes.

Gare ! Quand Saint-Etienne reçoit Berne, c’est ni plus ni moins le SIG qui débarque dans le berceau du FA-MAS ! :???: Nous décidons donc que je courrai seul le risque de me faire trouer le gruyère, femme et enfants resteront à la maison. Dans l’hypothèse hautement probable où le port d’arme soit obligatoire, je prends mon Victorinox. Je sens qu’il me faudra menacer les vigiles avec le tire-bouchon pour avoir le droit d’entrer…

Read More Lire la suite…

Treizième avenir, slam aleikoum !

Publié par : My dad  /  Catégorie : La pile sur la commode

Sébastien Joanniez, apéro-lecture à Reyrieux. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Slam aleikoum ! Dans 13ème avenir, Sébastien Joanniez propose de la prose poétique. L’histoire qu’il déclame démarre dans une cuisine. Quoi de plus normal quand on s’appelle Seb ! :lol: C’est une histoire d’amour implosif entre une friteuse (Justine) et un grille-pain (« je »), mais ne l’appréhendez surtout pas comme un Roméo et Juliette domotique, car c’est plus d’un rodéo avec Justine dont il retourne.

Cette pièce de slam en trois actes a en effet pour fil conducteur un face à fesses entre deux ados, Justine et « moi ». Si la figure vous paraît triviale, elle n’en est pas moins représentative de la poursuite de l’adolescent. On ne sait effectivement quasiment rien de Justine, si ce n’est qu’elle a deux très beaux ye… seins ! Et accessoirement, trois tortues.

Admettons-le, les préoccupations de l’ado sont celles de tous les ados (même si, pour certains, Justine s’appellerait plutôt Justin) ;-) . Pas de salades donc, mais rien de salace. Les mots peuvent être crus, mais ne sont jamais impudiques. Personne ne peut nier que les courbes d’une silhouette féminine offrent bien plus de perspectives que l’horizon d’une rue dans une banlieue dortoir : « Les voisins se sortent la tête / puis le corps de chez eux / et me pressent de répondre au sens de ma fuite / (…) / je réponds l’évasion par un soupir / et je file à l’horizon de la rue / voir si l’air est libre / et Justine chez elle » (pp. 19-20).

Le titre peut être interprété comme une référence à la 13ème avenue à Manhattan. Dans 13ème avenir, toutes les trajectoires sont rectilignes. Des perpendiculaires permettent de prendre la tangente et d’échapper à une voie toute tracée, mais peut-on raisonnablement se projeter dans un quartier dont l’aménagement a été pensé sans ménagement ? Ici, les jeunes se biturent au bitume, s’asphyxient sur l’asphalte, avec les sens ordinaires comme seul carburant.

Read More Lire la suite…